| Types de point de vue
première personne ou troisième personne
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«Il est évident que la narration à la troisième
personne de Thérèse Desqueyroux égale la croyance
que Dieu, une entité indescriptible, est à l'extérieur
de la vie des hommes, et qu'Il les regarde d'[un lieu] inconnu.»
(Afsoon Houshidari)
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| Modes de narration
panoramique ou scénique
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«...Le mode de narration--soit panoramique, soit scénique--est
une technique qui a des implications sur la présentation du thème.
Selon L'univers du roman, un ... récit panoramique... est
un style indirect d'écriture dans lequel le récit est en
recul. Il donne l'effet que beaucoup de temps est passé entre les
événements et le récit, et donc que le narrateur a
eu du temps pour réfléchir à l'importance et les effets
de tous les événements. Tel est le cas dans Thérèse
Desqueyroux. [...] Alors, le temps favorisé par le narrateur
est le passé simple. ('...Bernard et Thérèse
rentrèrent le soir à Argelouse...').
[...] C'est vrai que [le narrateur] utilise aussi le présent parfois
pour rendre les événements plus immédiats, mais la
[plupart] du texte est écrit comme un récit panoramique.»
(Afsoon Houshidari)
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| Types de vision
limité ou illimité
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«Le narrateur de Thérèse Desqueyroux
est omniscient : il sait tout concernant l'histoire, dans le passé
ou dans le futur. Par exemple, en discutant la disparution de Julie Bellade,
il raconte les événements [d'il y a] soixante ans. Sa connaissance
commence là, au début de la fable, et continue à travers
trois générations, en donnant certains détails de
l'enfance de Thérèse, de son mariage et de son crime, jusqu'au
moment où Thérèse se trouve... à Paris à
la fin du roman.
Effectivement, le narrateur pénètre l'espace psychologique
de plusieurs personnages, notamment celui du personnage principal, Thérèse.
Par exemple, quand Thérèse révèle ses pensées
[envers] son mari après le procès : 'Thérèse
n'a plus peur; elle se moque de lui; il est grotesque' (p. 91). Il
connaît même les choses qu'elle ne sait pas. Par exemple, quand
elle se demande pourquoi elle avait épousé Bernard, le narrateur
commence à décrire ses souvenirs qui expliquent ses raisons;
puis il dit 'Thérèse, le sourcils froncés,
une main sur ses yeux, cherche à se souvenir' (p. 31). Un
autre exemple du narrateur qui entre dans la conscience d'un personnage
est Bernard, le mari de Thérèse. [Au moment où] Bernard
a donné les ordres à sa femme : 'Bernard à
cet instant, connut une vraie joie.... il avait, pour la première
fois, le sentiment de cette grandeur' (p. 92) [...] L'explication
du narrateur des sentiments de M. Larroque, le père de Thérèse,
est un dernier exemple de la vision illimitée du narrateur. Quand
le père voit sa fille après le procès, il se sent
soulagé : 'Heureusement, elle ne s'appelle plus Larroque;
c'est un Desqueyroux....' (p. 13). En donnant plusieurs perspectives
des événements, le narrateur donne aussi l'impression qu'il
est objectif. Il est, effectivement, une sorte de guide pour le lecteur
: il lui explique les émotions des personnages par rapport à
l'intrigue, et il remplit les trous dans l'histoire.»
(Afsoon Houshidari)
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Attitude fondamentale du narrateur
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«En fin de compte, le lecteur est conditionné par
la perspective du narrateur, donc l'attitude fondamentale du narrateur
est une facette importante de la narration. Malgré le fait que le
narrateur de Thérèse Desqueyroux est extradiégetique,
il a une attitude fondamentale de compassion et de pitié. Donc,
il n'est pas entièrement objectif; il témoigne de la sympathie
envers Thérèse.... La preuve la plus [significative] qui
montre cette compassion... est qu'il donne la parole à Thérèse
pour une des rares fois dans le roman où la narration n'est pas
à la troisième personne. Dans un point stratégique
du roman--l'explication de la fascination de Thérèse envers
Jean Azévédo--le narrateur s'efface pour que Thérèse
puisse expliquer elle-même son bouleversement : 'Cette
avidité d'un jeune animal, cette intelligence dans un seul être,
cela me paraissait si étrange que je l'écoutais sans interrompre.
Oui, décidément, j'étais éblouie...
(p. 63)»
(Afsoon Houshidari)
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