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Thérèse Desqueyroux
de François Mauriac

Narration : «La narration de Thérèse Desqueyroux est presque complètement à la troisième personne.
Le nom 'Thérèse' et les prénoms 'elle' et 'il' sont mentionnés [très souvent].» (Afsoon Houshidari - étudiante en FRE 240Y)


 
 Types de point de vue

première personne ou troisième personne
 
 
 

«Il est évident que la narration à la troisième personne de Thérèse Desqueyroux égale la croyance que Dieu, une entité indescriptible, est à l'extérieur de la vie des hommes, et qu'Il les regarde d'[un lieu] inconnu.» 
(Afsoon Houshidari)
Modes de narration

panoramique ou scénique
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

«...Le mode de narration--soit panoramique, soit scénique--est une technique qui a des implications sur la présentation du thème. Selon L'univers du roman, un ... récit panoramique... est un style indirect d'écriture dans lequel le récit est en recul. Il donne l'effet que beaucoup de temps est passé entre les événements et le récit, et donc que le narrateur a eu du temps pour réfléchir à l'importance et les effets de tous les événements. Tel est le cas dans Thérèse Desqueyroux. [...] Alors, le temps favorisé par le narrateur est le passé simple. ('...Bernard et Thérèse rentrèrent le soir à Argelouse...'). [...] C'est vrai que [le narrateur] utilise aussi le présent parfois pour rendre les événements plus immédiats, mais la [plupart] du texte est écrit comme un récit panoramique.»
(Afsoon Houshidari)
Types de vision

limité ou illimité
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

«Le narrateur de Thérèse Desqueyroux est omniscient : il sait tout concernant l'histoire, dans le passé ou dans le futur. Par exemple, en discutant la disparution de Julie Bellade, il raconte les événements [d'il y a] soixante ans. Sa connaissance commence là, au début de la fable, et continue à travers trois générations, en donnant certains détails de l'enfance de Thérèse, de son mariage et de son crime, jusqu'au moment où Thérèse se trouve... à Paris à la fin du  roman. 

Effectivement, le narrateur pénètre l'espace psychologique de plusieurs personnages, notamment celui du personnage principal, Thérèse. Par exemple, quand Thérèse révèle ses pensées [envers] son mari après le procès : 'Thérèse n'a plus peur; elle se moque de lui; il est grotesque' (p. 91). Il connaît même les choses qu'elle ne sait pas. Par exemple, quand elle se demande pourquoi elle avait épousé Bernard, le narrateur commence à décrire ses souvenirs qui expliquent ses raisons; puis il dit 'Thérèse, le sourcils froncés, une main sur ses yeux, cherche à se souvenir' (p. 31). Un autre exemple du  narrateur qui entre dans la conscience d'un personnage est Bernard, le mari de Thérèse. [Au moment où] Bernard a donné les ordres à sa femme : 'Bernard à cet instant, connut une vraie joie.... il avait, pour la première fois, le sentiment de cette grandeur' (p. 92) [...] L'explication du narrateur des sentiments de M. Larroque, le père de Thérèse, est un dernier exemple de la vision illimitée du narrateur. Quand le père voit sa fille après le procès, il se sent soulagé : 'Heureusement, elle ne s'appelle plus Larroque; c'est un Desqueyroux....' (p. 13).  En donnant plusieurs perspectives des événements, le narrateur donne aussi l'impression qu'il est objectif. Il est, effectivement, une sorte de guide pour le lecteur : il lui explique les émotions des personnages par rapport à l'intrigue, et il remplit les trous dans l'histoire.»

(Afsoon Houshidari)
Attitude fondamentale du narrateur
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
«En fin de compte, le lecteur est conditionné par la perspective du narrateur, donc l'attitude fondamentale du narrateur est une facette importante de la narration. Malgré le fait que le narrateur de Thérèse Desqueyroux est extradiégetique, il a une attitude fondamentale de compassion et de pitié. Donc, il n'est pas entièrement objectif; il témoigne de la sympathie envers Thérèse.... La preuve la plus [significative] qui montre cette compassion... est qu'il donne la parole à Thérèse pour une des rares fois dans le roman où la narration n'est pas à la troisième personne. Dans un point stratégique du roman--l'explication de la fascination de Thérèse envers Jean Azévédo--le narrateur s'efface pour que Thérèse puisse expliquer elle-même son bouleversement : 'Cette avidité d'un jeune animal, cette intelligence dans un seul être, cela me paraissait si étrange que je l'écoutais sans interrompre. Oui, décidément, j'étais éblouie... (p. 63)»
(Afsoon Houshidari)
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